La dynamique du marché

L’état des lieux et tendances

Au 30 septembre 2020, on dénombrait en France 1 023 unités de méthanisation en cogénération ou injection.

La filière méthanisation est une filière jeune puisque l’autorisation d’injecter du biométhane dans les réseaux de gaz date de fin 2011, mais la dynamique est au rendez-vous : au 27 novembre 2020, 196 installations injectent leur biométhane soit une capacité de production d’énergie renouvelable de plus de 3 454 GWh par an.

La quantité de gaz renouvelable injecté dans les réseaux a augmenté de 73 % en 2019 

Le Panorama du gaz renouvelable, co-édité par GRDF, GRTgaz, le SPEGNN, le SER et TEREGA, a été actualisé en 2020. Il confirme la dynamique de la filière injection de biométhane avec la mise en service de 47 nouveaux sites en France, ce qui porte à 123 le nombre d’installations raccordées aux réseaux gaziers français fin 2019. Les sites d’injection de biométhane ont injecté 1 235 GWh dans les réseaux de gaz naturel (+ 73 % en un an). 

Au 31 mars 2020, 139 installations ont injecté du biométhane dans les réseaux de gaz naturel. Leur capacité s’élève à 2,5 TWh/an (l’équivalent de la consommation de près de 150 000 logements), soit une progression de 15 % par rapport à la fin de l’année 2019.
Vous pouvez également consulter le tableau de bord trimestriel du Biogaz du ministère chargé de l’Energie.

Les perspectives de développement

Des objectifs ambitieux ont été fixés au niveau national et européen en matière de réduction des gaz à effet de serre, d’efficacité énergétique et de développement de la part des énergies renouvelables. La loi énergie climat du 9 novembre 2019 fixe un objectif de 8 % en 2028 dans les réseaux de gaz renouvelables.

Le texte de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) publié en 2019 indique un objectif compris entre 24 et 32 TWh de biogaz produits en 2028. Pour comparer, la capacité installée à fin 2019 permet une production brute de biogaz de 11,4 TWh utilisée sous forme d’électricité, de chaleur et de biométhane. Découvrez la synthèse de la PPE.

D’autres scénarios ont été étudiés. Dans son “Scénario énergie climat 2035-2030 » publié en 2017, l’ADEME mobilise de manière plus importante le potentiel des gaz renouvelables (méthanisation, hydrogène, pyrogazéification). Elle envisage en 2030 16% et en 2050 entre 35 % et 50 % de part de gaz renouvelables dans la consommation finale.

A cet horizon, le biogaz représenterait plus de 100 TWh de la consommation totale de l’énergie, dont près de 60 TWh seraient injectés dans le réseau de gaz. La méthanisation représenterait à elle seule plus de 17 % du gaz injecté dans le réseau en 2050.

En 2050, ces chiffres pourraient être largement supérieurs si la France adopte une stratégie pour atteindre la neutralité carbone.

A titre d’exemple, la nouvelle SNBC[1], présentée par le ministère de la Transition écologique et solidaire, en juillet 2017, envisageant entre 200 et 250 TWh de gaz renouvelables, à cet horizon, est inscrite dans la loi (n° 2019-1147 du 8 novembre 2019 relative a  l’énergie et au climat). Instaurée par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, la stratégie nationale bas-carbone (SNBC) est la feuille de route de la France pour conduire la politique d’atténuation du changement climatique. Elle constitue l’un des deux volets de la politique climatique française, au côté du Plan national d’adaptation au changement climatique : cette deuxième édition de la SNBC met en œuvre l’ambition du Gouvernement présenté en juillet 2017 dans le Plan climat et est inscrite dans la loi (n° 2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat). Découvrez la synthèse.

[1] SNBC : Stratégie Nationale Bas-Carbone

accelerateMyProject.title

accelerateMyProject.title